Partagez le quiz Municipales 2026:

Soutenu par Les Républicains, Renaissance, Horizons, MoDem et UDI

Un binôme de circonstance, encore improbable il y a un an. Après avoir étiré le suspens pendant des mois et des mois, l’ex-président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, 76 ans, s’est persuadé, et laissé persuader, qu’il pouvait « sauver » Lyon des écologistes, qualifiés de « dogmatiques » et de « sectaires ». Et son écrasante notoriété a vite convaincu la droite et les macronistes, en mal de leader, de se ranger derrière son panache. Seulement voilà, la loi interdit le cumul des fonctions de maire et de président de la Métropole. Résultat, dans un premier temps, l’homme d’affaires avait pensé propulser « un profil de haut fonctionnaire » à la tête du Grand Lyon, comme il l’avait confié à Mediacités en septembre 2025. Mais au terme de son alliance nouée avec le parti Les Républicains (LR), il doit composer avec Véronique Sarselli, la maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon, bourgade cossue de l’Ouest lyonnais. L’élue avait été désignée cheffe de file de son camp pour les élections métropolitaines afin d’éviter une guéguerre intestine entre Gilles Gascon et Sébastien Michel, respectivement maires de Saint-Priest et d’Ecully. En cas de victoire du ticket Aulas-Sarselli, le premier deviendrait vice-président de la seconde à la Métropole, véritable lieu du pouvoir local. Pour y parvenir, Jean-Michel Aulas a multiplié les promesses spectaculaires comme la construction d’un méga-tunnel de 8 kilomètres sous Fourvière, la Saône et le Rhône, la gratuité des cantines scolaires ou encore celle des transports en commun pour les Lyonnais qui gagnent moins de 2500 euros. Un programme ambitieux dont le chiffrage laisse dubitatif : l’ancien chef d’entreprise assure qu’en renouant avec « l’attractivité » du territoire – credo des années Collomb – la Ville et la Métropole disposeraient de nouveaux moyens. Dans d’autres domaines, Jean-Michel Aulas et son alliée prônent une vision libérale. C’est le cas du logement pour lequel ils annoncent « un choc d’offre », qui relève pour le moment de l’incantation.

Principales promesses de campagne

Sécurité

« Une ville qui doute de sa capacité à protéger ralentit son développement ». Au programme : porter les effectifs de la police municipale de Lyon à 500 agents (contre un peu plus de 300 actuellement) ou équiper la ville de 600 nouvelles caméras de vidéosurveillance.

Attractivité

« Renforcer l’attractivité régionale, nationale et internationale de Lyon en développant les coopérations économiques et académiques ».

Mobilités

« Les mobilités doivent faciliter le quotidien, réduire les tensions dans l’espace public et renforcer la cohésion urbaine ». Au programme : la définition d’un « code de la mobilité lyonnaise » et le développement du « transport à la demande ».